
Le jaune est vivant, le jaune explose,
Le jaune bien vif, l'exhubérant, le criard, le kitsh,
Le jaune est fier et déborde d'énergie. Le jaune est un enfant hyperactif.
le jaune s'éclate et se fiche bien de ce qu'on pense de lui.
J'aimerais avoir la même confiance en moi que lui ne l'a... en lui.
Euh t'as compris ?
Hum,
Le monde psychique de l'âne est agressivement jaune. Brutalement brillant.
Cela est dû à la présence d'un soleil très puissant et constant, qui ne cesse de lui répéter de danser.
Tu noteras vite que ce soleil est omniprésent sur les représentations du monde psychique de l'âne.
C'est parce que le soleil suit l'âne. Il le surveille constamment.
Cette surveillance est bienveillante,
mais c'est aussi une forme de harcèlement. De l'obsession malsaine.
Un amour oppressant.
Le soleil désire une romance contre-nature avec cet âne.
Tu vois bien en quoi c'est contre-nature : un animal + une étoile, c'est pas normal.
Et pourtant ici ça fait sens.

Le soleil est parfois heureux, parfois fâché. Il n'a pas vraiment d'autres émotions.
Il ne connaît que l'extase OU la haine.
Me demande pas pourquoi. C'est pas moi qui choisit les règles.
C'est aussi en cela qu'il est dangereux. Il peut péter de joie puis de colère l'instant d'après. Il peut snaper, à tout moment.
Il me fout la trouille

Bruyant.
Parfois c'est dû aux peuples du monde psychique qui foutent un merdier pas croyable.
Mais même sans eux, c'est un drôle de bazar. Y a tout le temps un boucan.
Il crépite le monde psychique. Tout le temps.
Comme des milliards de particules infiniements petites, qui s'entrechoquent tout autour de toi ; sans arrêt.
L'origine de ces sons : plutôt évidente !
Les neurones ! Evidemment.
L'âme est un tas d'électrons excités.

Je suis Dieu. Le Dieu qui existe dans la tête de l'âne, celui généré par sa conscience.
Sa bonne étoile.
Mais je suis aussi l'âne lui-même. Et je suis aussi son monde. Et je suis le peuple de son monde.
Je suis tout ce qui se rapporte à lui.
Dans ce cadre-ci, il n'y a donc pas grand chose qui ne soit pas "moi".
Là est le problème : quand on est trop omniprésent,
on perd son impact.
Je suis tellement dilué que je n'ai plus aucun sens...

J'ai crée l'âne.
Si je l'ai crée, c'était pour que lui me crée.
C'est un paradoxe, mais ce n'est pas si grave.
Nous sortons simplement des limites du langage.
Eh va donc là-dedans si tu souhaites davantage explorer ce monde merveilleux :