L'accès à la conscience génère un monde psychique dans la cervelle.
On a tous un monde psychique. Qu'on soit un génie créatif ou un ennuyeux petit gnome on en a tous un. Ce qui y varie : ce sont la taille, les paysages ; et les peuples qui habitent le monde psychique.
Il n'est pas question de dire, "mon monde psychique est plus gros que le tien : t'es un nulos", non. Avoir un désert aride gargantuesque dans le cerveau c'est signe de vacuité.
A l'inverse, n'y avoir qu'un unique immeuble surpeuplé et débordant de vie, c'est signe d'une grande richesse créative qui ne trouve pas l'espace pour s'exprimer.Il existe autant de mondes psychiques différents que de consciences dans l'univers. Au sein d'une même espèce, certains te sembleront comparables entre eux, tandis que d'autres te seraient complètement aliens.
C'est en soi impossible de visiter le monde psychique de quelqu'un d'autre que toi. Mais par l'Art, et par les relations profondes et sincères ; il est possible d'y glisser un oeil, d'en humer les arômes, d'en percevoir les contours.
C'est un peu triste, je trouve. Des milliards d'univers différents tout autour de toi, dont tu peux apprécier l'extérieur ; mais jamais les visiter.

Tout le monde a un monde psychique, mais tout le monde ne peut pas y accéder librement.
Il faut connaître les routes qui y conduisent et tout le monde n'a pas le même réseau. Il n'y a pas de solution universelle.
Bonnes nouvelles : connaître l'existence de ce monde c'est déjà le début du voyage.
Et dans cette vie ou dans une autre, si on s'en donne le temps, on finit tous par trouver le chemin.
